Ferme du Grand Royal

Bossut – La ferme du « Grand Royal »

La ferme du Grand Royal, située à Bossut, Rue du Grand Royal, 2 est un site rural polyvalent qui abrite aujourd’hui une ferme pédagogique, des espaces événementiels et des hébergements insolites.

La ferme était exploitée par G. Vanderelst en 1835. En 1839, la veuve de celui-ci, Marie Janssens, épousa Michel Huyberechts. Elle avait déjà six enfants et en eut un septième avec son nouveau marie avant de mourir en couche. Celui-ci se remaria deux fois et eut à sa charge au total dix-huit enfants. Il mourut en 1869. Son fils, Jef mort en 1916, repris l’exploitation avec ses frères et sœurs, puis son fils, Jean, jusqu’en 1919. Le frère de Jean : Jean-Joseph devint médecin et est le grand-père du docteur Jean Huyberechts de Jodoigne. La ferme fur ensuite exploitée par les parents de Gaston Schneider, puis par celui-ci et de 1955 à 1991 par son beau-fils, Omer Moreels qui exploitait 110 hectares. La ferme avait été vendue au Descamps, puis fut achetée par Pierre Bauchau (châtelain à Archennes) qui a vendu les bâtiments et 7 hectares à M. et Mme Gilson, en 1991.

La ferme est principalement connue pour ses activités familiales et professionnelles :

  • Ferme pédagogique (Ferme et Compagnie) : Un espace dédié à la découverte des animaux de la ferme où les enfants peuvent les nourrir et les côtoyer.
  • Événements : Le site dispose de deux salles pouvant accueillir de 50 à 200 personnes pour des mariages, séminaires, concerts ou fêtes privées.
  • Glamping & Hébergement : Des options de séjour insolite (glamping = Mode d’hébergement touristique en pleine nature, associant le confort au respect de l’environnement) sont proposées, offrant une vue sur la campagne environnante.
  • Loisirs : Organisation de spectacles (seul-en-scène), brunchs le dimanche matin avec produits locaux et bar ouvert lors d’événements spécifiques.

La ferme du Grand Royal, que l’on prononce toujours Grand Roïa (Grand Roya) est déjà décrit en 1686. Le Saint-Martin est un filet d’eau qui prend sa source à la lisière du bois dont il porte le nom ; alimente les mares du Grand Royal ; devient limitrophe de Néthen, à partir du Petit Royal. Il tarit souvent en aval du Grand Royal.

Ursule de Bauloye native de Sombreffe, nommée le 24 mars 1791 est la dernière religieuse de l’Abbaye de Florival jusqu’en 1796, elle finit ses jours vraisemblablement dans le presbytère de Bossut le 17 août 1801. Cependant il y a sur le fronton du porche cochère de cette ferme, un blason en pierre armorié avec la devise « Mea vide et provide » (Vois mes [affaires/biens] et pourvois-y »).

La ferme actuelle a été reconstruite ou largement rénovée en 1784, c’est durant cette période de prospérité, juste avant la Révolution, que l’abbaye a apposé les armoiries de sa dirigeante sur ses nouveaux bâtiments agricoles. Sous l’Ancien Régime, la Ferme du Grand Royal était une dépendance directe de l’Abbaye de Florival. Le blason gravé dans la pierre servait de « sceau » public, indiquant aux voyageurs et aux locaux que le domaine, ses terres et ses revenus appartenaient au monastère.

C’est bien Alexandrine de Culembourg qui a été nommée comme dernière abbesse de Florival le 20 août 1755. En 1796, l’abbaye de Florival a été supprimée et les religieuses ont été expulsées. L’abbaye de Florival a connu une transformation radicale, passant d’un centre spirituel à un pôle industriel majeur.