La Chapelle Robert
La Chapelle Robert, souvent associée au village de Bossut, est un édifice religieux situé à Pécrot (commune de Grez-Doiceau) en Belgique. Construite en 1701, elle doit son nom à son fondateur, Robert Tiri (ou Thiry).
Origines et Fondation
L’édification de la chapelle fait suite à un événement considéré comme miraculeux par son fondateur :
- Le miracle fondateur : Robert Tiri, alors intendant de l’abbaye de Florival, aurait échappé de justesse à la mort après avoir invoqué Notre-Dame de Bon-Secours.
- Construction (1701) : Pour exprimer sa gratitude, il fit ériger la chapelle à la lisière du bois qui relie Bossut à Florival.
- Toponymie : Bien qu’elle soit localisée à Pécrot (à l’angle de la rue de la Malaise et de la rue Robert), elle est historiquement liée à Bossut car elle dépendait initialement de cette paroisse avant d’être rattachée à celle de Pécrot.
Architecture et Localisation
La chapelle est un témoignage caractéristique de la dévotion populaire du XVIIIe siècle dans le Brabant wallon.
- Emplacement : Elle se situe sur un point haut appelé le « Tienne de Pécrot », offrant une vue sur les environs.
- Usage : Bien que de petite taille, il est précisé qu’il est possible d’y célébrer la messe.
- Anniversaire : En 2001, la chapelle a célébré son 300ème anniversaire, événement marqué par des restaurations, notamment de sa toiture.
La chapelle Robert située à Pécrot (Anciennement située sur Bossut) a été construite en 1701, à l’endroit où se trouvait un peuplier qui avait miraculeusement protégé de la foudre un certain Robert Tiri, intendant de l’abbaye de Florival. Une pierre située au-dessus de la porte d’entrée en chêne en témoigne. En 1999, une tempête a causé la chute d’un arbre, endommageant la toiture de la chapelle.
Pécrot – La Chapelle Robert. En 1701, Robert TIRI (ou THIRY), intendant de l’abbaye de Florival qui échappa miraculeusement à la mort après avoir invoqué Notre-Dame de Bon-Secours, fit édifier au bord du bois entre Bossut et Florival une chapelle appelée « Chapelle Robert », du prénom de son fondateur. Une pierre située au-dessus de la porte d’entrée en chêne en témoigne. Elle dépendait à l’origine de la paroisse de Bossut, actuellement sur Pécrot. La chapelle fut construite en briques et est blanchie à la chaux. Elle mesure 6,3 mètres de façade, 6,5 mètres de haut et a une profondeur de 10,4 mètres. En 1999, une tempête a causé la chute d’un arbre, endommageant la toiture de la chapelle. (A l’angle de la rue de la Malaise, rue Célestin Cherpion et rue de la Chapelle Robert). La toiture, à 2 pens, est recouverte par des anciennes tuiles.
On dit la messe plusieurs fois par an, et particulièrement le jour des Rogations, dans la Chapelle Robert. Une pierre, encastrée dans la façade, porte cette inscription : Florival | Cette chapelle est | dédiée à l’honneur | de Notre Dame de | bon Secour par | Robert Tiri | l’an 1701.
Localisation et Statut Territorial
- Un point de vue stratégique : Située à l’angle de la rue de la Malaise et de la rue de la Chapelle Robert, elle marque la frontière entre le village de Bossut et le bois de Florival.
- Dépendance administrative : Bien que géographiquement située sur Pécrot, elle est souvent rattachée à Bossut dans l’imaginaire collectif car elle dépendait historiquement de la paroisse de Bossut avant le redécoupage paroissial.
Architecture et Patrimoine
- Style : Elle présente un style sobre, typique des chapelles de dévotion du XVIIIe siècle, parfois décrit comme possédant des influences néogotiques lors de rénovations ultérieures.
- Vie de l’édifice :
- En 2001, pour son tricentenaire, la chapelle a bénéficié d’une rénovation majeure de sa toiture, qui avait été endommagée par la chute d’un arbre.
- Elle reste une étape prisée des promeneurs et cyclistes via les sentiers balisés de Grez-Doiceau.
Sans que l’on en connaisse la raison ni la date précise, la chapelle fut agrandie avant 1785. La chapelle, telle qu’elle se présente aujourd’hui, figure sur une peinture de l’autel de la Vierge, en l’église de Bossut, qui date de 1785.
Deux marches nous permettent d’y pénétrer par une petite porte en chêne, à deux battants, de 2,10 m de haut et de 1,10 m de large. Cette double porte est surmontée d’un arc en haut relief de style ogival.
L’intérieur de la chapelle est très sobre, une petite marche sépare les deux parties. Le chœur, en fait la chapelle primitive, a une largeur de 3,27 m et 5 m de profondeur. La nef, quant-à-elle, mesure 5,67 m de large pour une profondeur de 4,77 m. Ses murs et plafonds sont plafonnés et blancs.
L’œil de bœuf de la façade, a un diamètre de 80 cm et les 4 fenêtres, de style ogival, laissent passer la lumière naturelle qui donne à cette chapelle cette atmosphère si particulière.
Les 14 stations, en couleurs, d’un chemin de croix ornent les murs de la nef. Il s’agirait de l’ancien chemin de croix de l’église de Pécrot. Il y aurait été transféré durant la guerre 40-45. Les cadres, 30X40 cm, en bois foncé sont surmontés par une simple croix.
L’autel se compose d’une table en bois, finement ouvragée et polychrome, qui repose sur deux pieds en forme de lion, appuyée sur une boule.
Cette table est surmontée d’un cadre peint en imitation marbre blanc et noir, mettant en valeur une statue, en plâtre polychrome, représentant une Vierge portant l’Enfant Jésus. Au pied de cette statue, on peut lire l’inscription suivante « N.D. du S. Cœur ».
Cette statue remplace la statue originale de Notre Dame de Bon Secours, en chêne massif, qui a été volée en décembre 1974 et dont on n’a jamais retrouvé la trace.
La chapelle était en voie de disparition, elle fut restaurée en 1947-1948, par le curé de Pécrot, Monsieur l’Abbé A. Crémers. (Une partie des explications vient de B. Pierre)
Il est à noté que cette charmant petite chapelle est ouverte tous les jours.